Jouer sur la frontière infime entre immobilité et mouvement. Le statisme devient trajectoire ; le geste semble se suspendre, pourquoi ?

Le soliste fouille son instrument. Il se perd de l'un vers l'autre jusqu'à ne plus dessiner qu'une immense inspiration.


Sur le plan harmonique, le matériau est restreint : un accord constitué de trois sons (ré, fa#, ré#) est dupliqué « à l'infini » vers l'aigu et le grave sur un cycle de douzième majeure. L'éventail ainsi obtenu forme un crible à travers lequel passe le discours.

S o n a t e


        for piano (2004-2008) | 14 minutes


        Premiere of the first version 25 August 2007, Festival Solistes aux Serres d’Auteuil, Paris

        Jean-Frédéric Neuburger, piano